Quand les faits résistent aux récits
Voir tous les articles Quand les faits résistent aux récits Depuis son arrivée, la nouvelle municipalité construit une partie de sa communication sur l’idée que le projet PROMEO aurait été engagé dans la précipitation quelques jours avant les élections. Pourtant, les documents administratifs, les délibérations publiques et les dates officielles racontent une autre histoire. Lors du Conseil municipal du 10 juin, Martine Soavi est revenue en détail sur ce dossier afin d’apporter des précisions utiles au débat public et de rappeler ce qui relève des faits, et ce qui relève de l’interprétation politique. Parce que les habitants méritent mieux que les raccourcis et les approximations, nous publions ici son intervention dans son intégralité. Intervention de Martine Soavi lors du conseil municipal du mercredi 10 juin. Je voudrais mettre l’intervention en entier dans une publication, mais j’aimerais un chapeau pour l’accompagner, la renforcer et l’embellir :Bonsoir à tous, donc je voulais intervenir et revenir sur la page 7 du magazine de la ville, dans lequel il est encore question du permis Roméo sur le site Pompsu. Malgré nos rectificatifs dans notre tribune, vous continuez à écrire et dire que ce permis a été accordé le 12 mars 2026, soit trois jours avant le premier tour des élections, ce que nous aurions fait en catimini pour tromper tout le monde. J’ai là sous les yeux la décision d’accorder le permis de construire 0917 4823 111, qui porte sur la construction d’un ensemble immobilier déposé le 9 mars 2023 et accordé le 3 novembre 2023. Et vous le savez puisque vous étiez, vous et monsieur le premier adjoint, présent au conseil municipal du 3 juillet 2024 où il a été question de ce permis accordé. Donc tout le monde sait que ça a été accordé, malgré deux recours qui ont été déposés, il n’avait pas pris en considération. Donc c’est tout de même dommage de dire que vous avez découvert à votre arrivée que ce permis avait été signé en catimini. Je trouve que le terme n’est pas très bien utilisé en l’occurrence. Ensuite, vous déclarez que l’enquête publique que la loi oblige à organiser n’aurait pas été menée avant le début du permis. Eh bien, la loi de 2016 stipule que l’enquête publique n’est pas obligatoirement à faire en concomitance directe avec le permis et peut se faire après. Il est bien entendu. que elle doit se faire, bien sûr, avant le début des travaux. Donc pour nous, il n’y a pas eu de tricherie. Ça a été accordé parce que ce permis était conforme au PLU. Et donc, en plus, il y a eu deux réunions publiques, celle du 19 avril 2022 et du 8 février 2023. Alors effectivement, il n’y a pas eu tant de monde que ça, mais il y a quand même eu dans le public, il y avait effectivement des associations qui se sont opposées après à ce projet. Donc ce n’est pas tout à fait juste de nous reprocher ceci. Alors pour être parfaitement clair, je vais évidemment dire que le 12 mars, il s’est bien passé quelque chose, il y a bien eu une signature, qui n’était pas la signature du permis initial, mais une signature qui est un permis modificatif. Et comme son nom l’indique, le permis modificatif permet de modifier des choses dans le permis sans le transformer complètement, sinon il faudrait déposer un deuxième permis.
Le vivre-ensemble ne se décrète pas
Voir tous les articles Le vivre-ensemble ne se décrète pas Une ville a besoin d’événements qui attirent. Mais elle a aussi besoin d’événements qui rassemblent. La venue d’un groupe international pour la Fête de la musique attirera sans doute du monde et permettra à Corbeil-Essonnes de bénéficier d’une belle visibilité.Mais dans le même temps, deux rendez-vous qui avaient trouvé leur place dans la vie de notre ville disparaissent : les Guinguettes du monde et la plage urbaine du parc Robinson. Au-delà de leur dimension festive, ces événements remplissaient une fonction importante. Les Guinguettes du monde permettaient la rencontre entre les quartiers, les générations et les cultures dans un cadre simple, populaire et convivial.La plage urbaine offrait, chaque été, un espace de loisirs et de détente accessible à tous, notamment aux familles qui ne partent pas en vacances. Elle contribuait aussi à faire vivre un lieu partagé, sécurisé et animé au cœur de l’été.Le point commun de ces deux initiatives était leur capacité à créer du lien entre les habitants.Bien sûr, une ville a besoin d’événements d’envergure.Mais elle a également besoin de moments où les habitants se rencontrent simplement, se croisent, échangent et apprennent à mieux se connaître.La question n’est donc pas de savoir si les nouveaux événements proposés sont une bonne ou une mauvaise idée.La question est plutôt de savoir ce que nous choisissons de remplacer.Car une ville se construit autant par les grands rendez-vous qui attirent que par les moments de proximité qui rassemblent. Les Guinguettes du monde et la plage urbaine participaient à cette ambition : faire vivre Corbeil-Essonnes ensemble. Leur disparition mérite donc que l’on s’interroge collectivement sur la place que nous voulons continuer à accorder au vivre-ensemble dans notre ville.
Hello world!
Welcome to WordPress. This is your first post. Edit or delete it, then start writing!