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Le vivre-ensemble ne se décrète pas

Une ville a besoin d’événements qui attirent. Mais elle a aussi besoin d’événements qui rassemblent.

La venue d’un groupe international pour la Fête de la musique attirera sans doute du monde et permettra à Corbeil-Essonnes de bénéficier d’une belle visibilité.
Mais dans le même temps, deux rendez-vous qui avaient trouvé leur place dans la vie de notre ville disparaissent : les Guinguettes du monde et la plage urbaine du parc Robinson.

Au-delà de leur dimension festive, ces événements remplissaient une fonction importante.

Les Guinguettes du monde permettaient la rencontre entre les quartiers, les générations et les cultures dans un cadre simple, populaire et convivial.
La plage urbaine offrait, chaque été, un espace de loisirs et de détente accessible à tous, notamment aux familles qui ne partent pas en vacances. Elle contribuait aussi à faire vivre un lieu partagé, sécurisé et animé au cœur de l’été.
Le point commun de ces deux initiatives était leur capacité à créer du lien entre les habitants.
Bien sûr, une ville a besoin d’événements d’envergure.
Mais elle a également besoin de moments où les habitants se rencontrent simplement, se croisent, échangent et apprennent à mieux se connaître.
La question n’est donc pas de savoir si les nouveaux événements proposés sont une bonne ou une mauvaise idée.
La question est plutôt de savoir ce que nous choisissons de remplacer.
Car une ville se construit autant par les grands rendez-vous qui attirent que par les moments de proximité qui rassemblent.

Les Guinguettes du monde et la plage urbaine participaient à cette ambition : faire vivre Corbeil-Essonnes ensemble.

Leur disparition mérite donc que l’on s’interroge collectivement sur la place que nous voulons continuer à accorder au vivre-ensemble dans notre ville.